Comme vous avez pu le remarqué, j'ai relooké mon blog, afin qu'il soit plus raccord avec mon futur site.
Un peu moins sobre et plus féminin, je voulais surtout qu'il me ressemble plus.
Qu'en pensez-vous?
Comme vous avez pu le remarqué, j'ai relooké mon blog, afin qu'il soit plus raccord avec mon futur site.
Un peu moins sobre et plus féminin, je voulais surtout qu'il me ressemble plus.
Qu'en pensez-vous?
Comme promis, à
l'occasion de la Fête des Mères le 3 juin, j'organise un nouveau concours pour gagner 3 exemplaires dédicacés d' "Inside", mon recueil de poèmes sur la maternité.
Pour participer,
c'est tout simple! Il suffit d'être fan de la page d'Inside:
http://www.facebook.com/pages/Inside/
(un petit clic ça prend deux secondes)
et de me laisser un petit mot sur la page pour m'indiquer que vous souhaitez participer au tirage au sort.
Vous avez jusqu'au 27 mai 2012 minuit pour vous inscrire.
Les gagnants seront tirés au sort le lendemain (ou surlendemain), histoires que les livres puissent leur être livrés à temps pour la fête des mères ^^
N'hésitez pas à partager ce concours, il est ouvert à tous.
Bonne chance
Dans les geôles du palais de l'Empereur Norotar, Thergill se leva quand il entendit des pas et sourit en reconnaissant le garde qui venait d’arriver. Celui-ci lui
tendit une gamelle contenant un quignon de pain à moitié rassis et un pichet d’eau ébréché.
– Tenez, Majesté, votre repas. Désolé de n'avoir que du pain sec et de l'eau à vous donner, mais l'on m'a ordonné de ne vous accorder aucun traitement de
faveur.
Le roi se jeta avec avidité sur cette eau qui était une bénédiction pour ses lèvres et sa gorge desséchées par la soif, si brûlantes qu’il ne put exprimer sa
gratitude que par un souffle rauque et un regard éloquent.
– Merci, Albéric, répondit le roi Thergill, retrouvant l’usage de la parole à présent qu’il s’était désaltéré. Ce pain et cette eau me conviennent autant que toute
la viande que tu pourrais m'offrir. C'est la seule nourriture que l'on me donne depuis plusieurs jours que je suis ici.
– Je dois obéir aux ordres, Majesté, mais si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez-le moi, et je ferai mon possible pour vous rendre service. Moi aussi
j'aimerais rejoindre les rangs des Révolutionnaires.
– Mais tu le peux, mon bon Albéric. Débrouille-toi pour m’apporter du papier et une plume. Je vais te rédiger une lettre de recommandation, ainsi que quelques
instructions qui te seront indispensables. Brûle-les dès que tu les auras apprises par cœur. Ensuite tu te rendras à l’adresse que je t’indiquerai en disant que tu viens de ma part. Le mot de
passe est...
Le roi de Demetra murmura quelques mots à l'oreille d'Albéric.
– Ne le répète à personne !
– Je le jure.
– Va, Albéric, et en mon absence, prends la tête de la Révolution ! Si quelqu’un émet une objection, montre-lui ceci.
Le roi retira sa chevalière et la déposa au creux de la main d’Albéric.
– Bonne chance !
– Adieu, Majesté. Et que vive la Révolution !
Albéric fit le signe des Révolutionnaires. Le roi Thergill répondit par le même geste et le pressa de partir.
Début du chapitre 3
Rosalina frappa à la porte du château de Vaneng. Le garde qui lui ouvrit la détailla des pieds à la tête. La princesse se présenta et le garde lui fit signe de le suivre. Il n'avait pas l'air très sympathique mais cela n'avait rien d'étonnant quand on vivait dans un endroit aussi désolé. Le château de Vaneng était aussi sombre à l'intérieur qu'à l'extérieur. À peine quelques torches enflammées éclairaient-elles les couloirs étroits et sentant le renfermé. Rosalina ne put réprimer un léger frisson en voyant un rat se faufiler entre leurs pieds et serra un peu plus fort la main de Cédric. Quelques minutes plus tôt, le jeune garçon avait demandé à la princesse de lui décrire le paysage mais celle-ci lui avait répondu que cela n'en valait pas la peine. Aussi la suivait-il en silence.
Le garde poussa une porte un peu plus haute que les autres et les trois amis se retrouvèrent dans une pièce qui contrastait avec le reste du château par sa grandeur et sa luminosité. Un grand homme maigre aux cheveux blond foncé ondulés lui arrivant aux épaules s’approcha d’eux.
_ Maître, la princesse Rosalina de Demetra, fille de Thergill, demande à vous voir, annonça le garde.
_ Faites-la entrer. Mes hommages, princesse, dit le maître des lieux en s'inclinant. Mon nom est Louis Decally. Votre père m'a confié Vaneng, dont je suis l'Intendant. J'agis sous ses ordres et lui suis fidèle depuis des années. J'ai été désolé d'apprendre son arrestation. Vous êtes chez vous dans ce château et pouvez y rester aussi longtemps que vous le désirez. Cependant, évitez de vous aventurer dans les régions les plus reculées de Vaneng. Certains de ses habitants sont toujours en faveur du Seigneur Morgad et ne verraient pas d'un très bon œil l'intrusion d'une princesse de Demetra sur leurs terres.
_ C'est justement à cause de Morgad que mes compagnons et moi sommes ici. Il a essayé de me tuer. J'ignore encore pourquoi mais je suis ici pour le découvrir. Puis-je consulter votre bibliothèque ?
_ Mais bien sûr! Tout ce qui est ici est à votre entière disposition. Je vais vous y conduire moi-même, suivez-moi.
Faucon s'agrippa à l’épaule de la princesse dès qu'il la sentit bouger et Thomas leur emboîta le pas, la main sur le pommeau de son épée. Louis leur fit monter plusieurs escaliers en colimaçon. Dans certains d'entre eux, l'air était irrespirable, lourd et chargé de poussière.
_ Je suis navré de ces désagréments, princesse. Morgad et ses gens ne devaient pas être très portés sur l'entretien du château et la moisissure s'installe par endroits. Malgré tout, depuis cinq ans que je vis ici, je m'y suis presque habitué. Ah, voilà! Nous y sommes. Après vous, princesse. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à le demander. Je reçois rarement d'aussi charmantes visites à Vaneng.
Rosalina poussa un soupir quand Louis les laissa enfin seuls. Faucon relâcha son étreinte et chercha à tâtons un fauteuil où s'asseoir. Thomas, les poings sur les hanches, regardait autour de lui et parut vivement intéressé par les lampes qui brillaient sans bougies. Il s'approcha de l'une d'entre elles pour l'observer de plus près. Délicatement, il enleva le globe de verre qui la recouvrait et ce qu'il vit le surprit. Des espèces de boules de feu miniatures s'agitaient dans tous les sens. Rosalina fut alertée par le cri de surprise de Thomas.
_ Monsieur Guisborne! Remettez immédiatement le globe à sa place!
Thomas s'exécuta sans rechigner, juste à temps pour éviter que les boules de feu ne s'échappent à travers la pièce.
_ Je te prie de ne plus toucher à rien, Thomas.
_ Mais je n'avais encore jamais vu pareilles lampes.
_ Il y a les mêmes au château de Demetra. Cela m'étonne que tu ne l’aies pas remarqué.
_ Mais comment fonctionnent-elles?
_ Je l'ignore. C'est un procédé alchimique très complexe que je ne saurais t'expliquer. Maintenant, aide-moi et cherche dans les anciens almanachs de Vaneng si tu trouves des renseignements sur Morgad.